DPE Indre 2025 : Bilan complet et chiffres à Châteauroux

24 janvier 2026 | Marché et étude de cas

En ce début d’année 2026, la publication des données consolidées des DPE 2025 par l’ADEME permet de dresser un bilan précis de la performance énergétique des logements en France. Pour les propriétaires de l’Indre (36) et de Châteauroux, ces statistiques révèlent une réalité de terrain contrastée, bien loin des moyennes nationales. En tant qu’expert local, France Diagnostics décrypte pour vous ces chiffres et leurs conséquences concrètes pour vos projets de vente ou de location.

 

Méthodologie et limites : ce que disent (et ne disent pas) les chiffres

Cette analyse repose sur l’exploitation des bases de données de l’Observatoire DPE de l’ADEME, arrêtées fin 2025. Si ces statistiques offrent une vision macro-économique indispensable, elles doivent être interprétées avec la rigueur d’un diagnostiqueur certifié.

Le diagnostic de performance énergétique reste basé sur une méthode de calcul stricte (algorithme 3CL : un modèle de calcul standardisé qui évalue la consommation d’énergie et les émissions de CO₂) qui sanctionne parfois durement les inconnues techniques (isolants cachés, matériaux anciens). Un diagnostic « terrain » réalisé par un expert permet souvent d’affiner ces résultats bruts en valorisant les spécificités réelles du bâti, là où la statistique nationale applique une moyenne théorique.

France 2025 : Une majorité de logements classés C et D

À l’échelle nationale, l’année 2025 confirme une tendance de fond : le parc immobilier français se concentre massivement sur les étiquettes intermédiaires.

  • La domination des classes C et D : Elles représentent à elles seules une large majorité du parc (environ 69%). Le logement « moyen » est la norme standard.
  • Les extrêmes se raréfient : Les logements très performants (A et B) restent une élite. À l’opposé, les passoires énergétiques (F et G) constituent 9% du volume total. Ces biens se distinguent par une consommation d énergie excessive et des émissions de gaz à effet de serre souvent élevées.
Répartition étiquettes DPE Indre
Répartition des étiquettes DPE en Indre (2025)

Ce panorama national masque cependant de profondes disparités territoriales que seule une analyse locale peut révéler.

L’Indre (36) : Le défi du bâti ancien et rural

Lorsque l’on zoome sur notre département, la photographie change. L’Indre affiche un profil énergétique bien plus complexe que la moyenne nationale, conséquence directe de sa typologie architecturale et de son histoire.

Une sur-représentation des passoires thermiques

Le chiffre est sans appel : 16% des logements de l’Indre sont classés F ou G. C’est presque le double de la moyenne nationale.

Pourquoi un tel écart énergétique dans le 36 ?
  • Le poids de l’histoire : 41% des logements ont été construits avant 1948. Nous parlons de bâtis traditionnels avec une étiquette énergie souvent pénalisée par défaut.
  • Le chauffage : La dépendance aux énergies fossiles et au bois reste forte. Le fioul domestique et le bois représentent chacun environ 10 % et 8 % des énergies de chauffage dans l’Indre. Ces taux sont bien plus élevés que la moyenne nationale.
Répartition construction Indre
Répartition de la période de construction en Indre

L’œil de l’expert France Diagnostics : Dans l’Indre, le DPE n’est pas qu’une étiquette administrative. C’est un révélateur de la technicité du bâti ancien. Une maison en pierre mal diagnostiquée peut voir sa note chuter injustement en G. La compétence du diagnostiqueur est vitale pour identifier correctement les parois et éviter les scénarios de travaux incohérents.

Châteauroux : un profil énergétique plus favorable que le reste du département

Les données DPE 2025 confirment ce que les statistiques de 2024 laissaient déjà entrevoir : Châteauroux se distingue par une performance énergétique bien supérieure à celle de l’Indre rurale, se rapprochant même des standards nationaux.

Un parc immobilier globalement moins énergivore

Avec seulement 7% de logements classés F et G, Châteauroux fait mieux que la moyenne nationale et bien mieux que le reste de l’Indre rurale. La ville se concentre massivement sur les étiquettes C (36%) et D (35%).

Répartition DPE Châteauroux
Répartition des étiquettes DPE à Châteauroux (2025)

L’impact de la reconstruction et du collectif :

Cette performance relative s’explique par la structure du parc castelroussin :

  • Typologie : La plupart des logements sont des appartements (64%). Ils ont moins de surfaces perdues. Cela est dû aux murs mitoyens et aux planchers intermédiaires.
  • Période de construction : Le parc est marqué par le « boom » de la construction d’après-guerre (1948-1974), qui représente 43% des DPE réalisés.

Chauffage : Un équilibre gaz-électricité et l’atout du réseau urbain

Contrairement aux zones rurales de l’Indre encore marquées par le fioul, Châteauroux affiche un mix énergétique résolument urbain. Si l’électricité (39%) et le gaz naturel (40%) font jeu égal pour chauffer les logements, la ville se distingue par l’apport significatif de son réseau de chaleur urbain (13%).

Cette diversité de sources d’énergie, couplée à une forte densité d’appartements (moins de déperditions thermiques grâce aux murs mitoyens), crée un contexte favorable. Là où une maison isolée chauffée au fioul dans l’Indre peine à décoller du F ou G, un appartement castelroussin, même chauffé à l’électricité, bénéficie de sa compacité pour atteindre plus facilement les classes C ou D.

Engie Solutions et Châteauroux Métropole ont officialisé un investissement de 57 millions d’euros pour étendre le réseau de chaleur urbain (94% d’énergies renouvelables). L’impact immobilier ? Le réseau va s’étendre du quartier Saint-Jean vers le Centre-Ville pour raccorder 11 000 logements d’ici 2027/2030.

Comparatif DPE 2025 :  France, Indre et Châteauroux

Pour vous aider à positionner votre bien immobilier sur le marché local, voici le comparatif des étiquettes DPE sur nos trois échelles d’analyse pour l’année 2025 :

Classe DPE France Indre Châteauroux
A et B 8% 5% 4%
C et D 69% 61% 71%
E 15% 18% 18%
F et G 9% 16% 7%

Sources : Base ADEME 2025 – Traitement données France Diagnostics

Stratégie 2026 : Au-delà du constat, l’heure des arbitrages

L’année 2025 a figé la photographie du parc. Depuis le 1er janvier 2026, l’attentisme devient financièrement risqué pour les propriétaires. Voici nos recommandations :

A. Indre rural (16% de passoires) : L’Audit Réglementaire comme levier de négociation

Avec l’interdiction de louer les passoires G en vigueur depuis le 1er janvier 2025, la « valeur verte » (la survaleur ou dévalorisation d’un bien selon sa performance énergétique) se creuse. Pour les maisons anciennes, viser une classe energétique « A, B ou C » demande des travaux lourds.

Désormais, les audits énergétiques ne doivent plus être vus comme une contrainte, mais comme le seul moyen de sécuriser un prix lors de la mise en vente. De même, pour les bailleurs, un diagnostic de logement décent est indispensable pour louer légalement, au-delà de la simple performance énergétique. Ces outils chiffrent le coût réel des travaux et coupent court aux négociations hasardeuses, tout en évitant les risques de non-conformité.

B. Châteauroux (Le piège de la classe E)

Si Châteauroux présente un nombre relativement faible de logements considérés comme des « passoires énergétiques », il convient toutefois de porter une attention particulière aux biens immobiliers classés E, qui représentent environ 18% du parc locatif.

Ces logements ne répondent pas aux normes énergétiques actuelles et sont donc susceptibles de devenir des « actifs à risque » dans un marché locatif de plus en plus régulé.
En effet, la législation française prévoit une interdiction progressive de la location des logements classés en dessous de la classe D, avec une échéance fixée à 2034. Cela signifie que les propriétaires de biens classés E devront prendre des mesures pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs logements afin de rester conformes aux nouvelles réglementations. Dans ce contexte, 2026 se présente comme une année clé pour entreprendre des travaux d’amélioration, même légers, qui permettront de faire passer ces logements de la classe E à la classe D.

En rénovant leur bien, les propriétaires se protègent contre les risques de vacance locative. Ils augmentent aussi la valeur de leur bien sur le marché. De plus, ces améliorations peuvent contribuer à réduire les factures d’énergie pour les locataires, rendant ainsi ces logements plus attractifs.

La période qui s’étend jusqu’à 2034 offre une opportunité précieuse pour anticiper ces changements et réaliser les travaux nécessaires pour garantir la pérennité de leurs investissements immobiliers.

C. La fin du « DPE subi »

La priorité pour 2026 n’est plus seulement d’être en règle pour le dossier de diagnostic technique ddt, mais de réaliser une mise à jour ou un DPE Projeté. C’est le seul moyen de garantir que votre nouvelle étiquette se traduira par un saut de classe réel.

 

Propriétaires, Bailleurs, Notaires : Anticipez la réglementation

L’écart de valeur entre une maison classée D et une classée F dans l’Indre n’a jamais été aussi fort. Ne laissez pas l’incertitude technique dévaloriser votre patrimoine.

Solliciter l’expertise France Diagnostics (Indre & Châteauroux)

FAQ : Vos questions sur le DPE 2025 dans l’Indre

Pourquoi le DPE est-il plus défavorable dans l’Indre que dans la moyenne nationale ?

L’Indre possède un parc immobilier ancien très important : 41 % des logements ont été construits avant 1948. Ces bâtiments traditionnels sont souvent pénalisés par la méthode de calcul du DPE lorsque les caractéristiques techniques ne peuvent pas être précisément identifiées. À cela s’ajoute une forte dépendance aux énergies fossiles et au bois, plus défavorables en termes de classement énergétique.

Une maison ancienne en pierre est-elle forcément classée F ou G ?

Non. Une maison ancienne en pierre n’est pas automatiquement une passoire énergétique. En revanche, si les parois, isolants ou matériaux ne sont pas correctement identifiés lors du diagnostic, la méthode de calcul applique des valeurs par défaut pénalisantes, ce qui peut entraîner un classement injustement bas.

Le chauffage influence-t-il fortement la classe DPE d’un logement ?

Oui. Le mode de chauffage a un impact direct sur le classement DPE. Dans l’Indre, la part élevée du fioul et du bois contribue aux mauvais résultats énergétiques. À Châteauroux, le mix gaz, électricité et réseau de chaleur urbain permet d’obtenir plus facilement des classes C ou D, à configuration de logement équivalente.

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